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Europe Africa

L’influence croissante des BRICS se reflète dans les agendas Euro-BRICS et Afrique-BRICS [1]


Prof. Alexander
Zhebit, PhD,

Federal University of Rio de Janeiro (UFRJ), Brazil

Traduit de l’anglais par B. de Sonis

Au cours de la dernière décennie, les taux de croissance des BRICS, du PIB au développement démographique, en passant par l’accroissement territorial (par inclusion de l’Afrique du Sud) ont été si impressionnants que les « soi-disant » émergents sont perçus avec respect comme les futurs géants économiques mondiaux de 2050, voire bien plutôt pour certain. Il faut bien reconnaître que la plus grande partie de ce succès revient à la République Populaire de Chine, avec son taux de croissance économique et son avance tant technologique que commerciale, ce, sans pour autant ignorer les taux de croissance réalisés ces dernières années par l’Inde, la Russie, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud. Au début des années 2000, ces géants émergents étaient regardés comme des entités séparées, comparées à travers des macro-indicateurs qui laissaient présager leur développement économique durable et leur prospérité éventuelle à court terme En 2009, leur transformation en un groupe cohérent, partageant certains objectifs communs (Premier sommet des BRIC en 2009 à Ekaterinbourg) modifia la perception que l’on en avait, d’un groupe de puissances émergentes agissant dorénavant pour son propre compte. Une nouvelle organisation, proposant une alternative à la gouvernance mondiale entrait en scène et challengeait les structures politiques en place depuis un demi-siècle. En premier lieu cette nouvelle entrante remettait en cause les centres de décision monétaires et financiers, en second les initiatives de gouvernance globales et régionales. Les BRICS se montraient comme un groupe de pays politiquement motivés, dont les actions devaient être coordonnées et orientées clairement et comme annoncé dans leur déclaration de principes et d’objectifs. [2]/.

Afin d’accroître son influence et d’être politiquement plus efficace, les BRICS se doivent d’user de leur présence et de leur influence naturelle au sein des structures de gouvernance mondiale telles que ; la Banque Mondiale, l’OMC, l’OCDE, mais aussi auprès des institutions des pays développés et en voie de développement telles que l’UE, les accords de libre échange, le CNUCED, entre autres. Les succès rencontrés auprès des 10 membres les plus influents du FMI ou des membres du G20 sont déjà des réussites, mais beaucoup reste à faire pas les BRICS avant de devenir une structure qui puisse influencer, voire affecter les états.[3].

La première mesure que devraient prendre les BRICS pour renforcer leurs capacités à influer la gouvernance mondiale serait de bâtir un partenariat Euro-BRICS. Ce partenariat, cogéré et chevauchant, d’une certaine manière, les institutions consolidées et matures telles que l’UE et les nouveaux réseaux innovants tels les BRICS aurait comme objectif de répondre aux adaptations nécessaires à l’évolution de la gouvernance mondiale.

L’UE est un partenaire actif et naturel des BRICS dans les domaines du commerce et de la diplomatie publique (ou globale). Fondée en 1992, l’UE est typiquement une construction “post guerre froide” imaginée pour permettre à l’Europe de faire face à la globalisation. Elle correspond très bien en taille et en chiffres à la taille des BRICS ; que ce soit en terme économiques, de population, de commerce au bémol près de taux croissance différents quand bien même ces derniers ont dernièrement ralentis.

La Diplomatie de l’UE est et a été basée sur un ensemble de principes différents de ceux mis en place par les institutions globalisantes créées au lendemain de la 2ème guerre mondiale. Elle est, entre autres, basée sur de présupposés post et anticoloniaux, et tout comme les BRICS sont confrontés au paradigme “Sud-Sud”, l’UE a du faire face au problème généré par les transitions économiques des pays d’Europe Centrale et de l’Est.

Aujourd’hui, l’UE est un partenaire clé dans la résolution de questions globales et régionales. Sans elle, pas de solution aux défis du développement, pas de résolution de conflits, de promotion des échanges commerciaux, de réforme de la finance mondiale, ou encore de discussion sur le changement climatique. Sans parler des autres sujets de gouvernance globale, indépendamment du niveau de crise financière atteint. Crise ou pas l’UE, est un interlocuteur majeur de la politique mondiale aux plans économiques, financiers, technologiques, et commerciaux.

C’est pour toutes ces raisons que des réseaux alternatifs, trans-gouvernementaux, se combinent très bien avec l’UE, qui n’est, au sens large, qu’un réseau intergouvernemental d’Etats Membres. Vu sous cet angle « néo-fonctionnaliste », ce nouveau partenariat stratégique avec les BRICS est pour ces derniers un challenge qui peut les amener à gagner plus de poids et d’autorité dans la gouvernance mondiale

Nous insistons sur le fait que la construction de ce partenariat inter-structurel doit être basée et gérée par les services diplomatiques et politiques existants en utilisant des instruments politiques particuliers tel celui des partenariats stratégiques Européens.

Notons tout d’abord que les partenariats existants entre l’UE et les pays membres des BRICS ou d’autres pays émergents constituent déjà un réseau de plateformes de négociations bilatérales remarquable au niveau des relations internationales. Que ce soit un réseau intelligent ou un salon littéraire n’a pas d’importance. Ces partenariats ont été réalisés pour de bonnes raisons et il nous faut nous appuyer dessus, en effet, 5 des 10 partenariats  stratégiques de l’UE (Afrique du Sud, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, Inde, Japon, Mexique, Russie) le sont avec des états membres des BRICS.

Ensuite que le potentiel “Sud-Sud” interne aux BRICS doit être pleinement exploité pour des projets concrets, qui ont déjà jalonné la route de l’IBSA (Inde, Brésil, Afrique du Sud), qui ont été intelligemment présenté au sommet des BRICS de DURBAN, et fait l’objet une séminaire particulier au thème : “Débloquons le potentiel de l’Afrique, la cooperation BRICS/Afrique en matière d’infrastructure”

Pour quoi l’Afrique?

Selon le rapport annuel des Nations Unies “Situation et Perspectives de l’Economie Mondiale Monde en 2013” (SPEM) le continent africain va déjouer le ralentissement économique mondial en affichant des taux de croissance plus élevés que la moyenne en 2013.

Ainsi; malgré le ralentissement global, le taux de croissance économique de l’Afrique (sans la Libye) verra un rebond de l’ordre de 4,5 % en 2013 comparé à 3,4 % en 2012 ; Cette tendance haussière devant continuer en 2014 avec un taux de 5

Selon ce rapport, les facteurs clés qui sous-tendent cette prospective de croissance forte sont :

a) des exportations soutenues de produits pétroliers assises sur une production accrues et des prix élevés

b) une augmentation de la dépense publique, notamment dans le domaine des infrastructures.

Le rapport SPEM décrit le fait que la croissance des échanges et des investissements de l’Afrique avec les pays émergents et en voie de développement permettra de limiter les effets négatifs en provenance de la récession en Europe [4].

L’accroissement de la diversification dans les services, les télécommunications la construction et les secteurs “non-primaires” tels que manufacturiers ou autres permettront à l’Afrique de maintenir cette perspective de croissance positive à moyen terme.

Par ailleurs, la population africaine croît rapidement, plus que dans les autres continents, ainsi au début du XXIIème siècle elle aura augmenté de 2,5 milliard alors que celle de l’Asie n’aura augmenté que de 432 million, celle du continent Nord-Américain de 182 million, du continent Sud-américain, de 97 million avec une population Européenne en décroissance de 63 million [5].

L’UE et les BRICS se doivent d’avoir des activités conjointes et croisées en Afrique, notamment à cause des programmes existants de l’UE en Afrique.

La stratégie commune Afrique UE (The Joint Africa-EU Strategy (JAES)) adoptée lors du Sommet de Lisbonne en Décembre 2007 est mise en place à travers des plans d’actions quotidiens qui ont renforcé le dialogue intercontinental et ont menés à des actions concrètes d’intérêts communs dans des secteurs clés. Les deux plans d’actions successifs sont structurés autour de 8 thèmes :

1. Paix et Sécurité
2. Démocratie et Droits de l’Homme
3. Intégration économique Régionale, Commerce et Infrastructure
4. Objectifs de développement du Millénaire
5. Changement climatique
6. Energie
7. Migration, Mobilité et emploi
8. Science, Société de l’information et Espace

Le plan d’action 2011-2013 pour l’énergie peut ainsi servir de point d’appui pour une collaboration et non une concurrence Euro-BRICS en Afrique ; il recouvre les points suivants :

  • Faciliter l’accès à des fournitures d’énergie modernes et durables en Afrique en se concentrant sur :
    • des modèles durables de livraison aux services de base (santé, éducation, eau potable, communication),  Increased access to modern and sustainable energy services in Africa, focusing on sustainable models: to provide energy for basic services (health, education, water, communication);
    • la fourniture d’énergie aux secteurs productifs
    • la fourniture d’énergie sécurisée et fiable aux  domiciles.
  • Faciliter l’utilisation du gaz naturel en Afrique, ainsi que les exportations de ce gaz vers l’Europe, en s’appuyant sur la construction d’infrastructures notamment  pour commercialiser les gaz torchés.
  • Augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable en Afrique par la construction et/ou la réhabilitation de barrages hydrauliques, d’éoliennes, de station d’énergie solaire ou encore d’autres sources d’énergie renouvelables telles la géothermie ou la biomasse.
  • Améliorer l’efficacité énergétique en Afrique dans tous les secteurs en commençant par celui de l’électricité en support des objectifs continentaux, régionaux et sectoriels.[6].

La coopération des BRICS avec l’Afrique est aussi très active, transformant ainsi l’agenda Africain en un champ d’affaires réelles, ainsi ;

  • Le forum sur la coopération Chien-Afrique (FOCAC) en 2000,
  • Fórum para a Cooperação Econômica e Comercial entre a China e os Países de Língua Portuguesa (Fórum de Macau) – 2003;
  • India – Brazil- South Africa Dialogue Forum (IBSA) – 2003;
  • Nouveau partenariat Asie-Afrique 2005,
  • Afrique Amérique du Sud partenariat stratégique (ASA) – 2006;
  • Forum Inde Afrique 2008.

La coopération comme outil bénéfique commence à éclore comme sujet de recherche des études intra-BRICS.[7]

Le nouveau partenariat pour le développement en Afrique, (NEPAD) un plan stratégique de l’Union Africaine pour le développement socio-économique pan-africain doit être supporté par les BRICS.

Les actions prioritaires du volet énergie du NEPAD incluent ; le développement des infrastructures à l’horizon 2040 (plus connu sous le nom de PIDA), la bio énergie, le développement de la sécurité énergétique et alimentaire ; l’accès pour tous à l’énergie, grâce aux énergies renouvelables et à l’exploitation de ressources nucléaires du continent ainsi qu’à l’efficacité énergétique, à travers des marchés régionaux, et le développement de capacités aux niveaux régionaux et nationaux.

Ce programme supporte aussi le développement de générateurs au gaz naturel, au méthane de charbon, et géothermique ( ces derniers dans la vallée du rift). Il promeut aussi le déploiement de cadres régionaux et continentaux pour une politique et une stratégie énergétiques, la mise ne place de systèmes de régulation, et des barrières tarifaires réalistes pour encourager les investissements privés dans le secteur de l’énergie.[8].

Globalement le PIDA (Programme de développement des infrastructures en Afrique) développe une vision et un cadre stratégique pour le déploiement d’infrastructures régionale et continentales ( Energie, Transport, Technologies de l’Information et Communication , ressources aquifères transfrontalières).[9].

Selon le communiqué final du 4ème sommet Euro-BRICS, «En route vers une gouvernance mondiale rénovée – Défense, Énergie, Monnaie, Commerce : le partenariat Euro-BRICS comme condition d’une coopération non-conflictuelle entre pôles mondiaux Moscou (MGIMO), 23-24 mai 2013,  organisé par LEAP/E2020 en partenariat avec MGIMO (Moscou) »,

Les participants se sont accordés sur la nécessité de la mise en place d’une plate-forme de coopération EU-BRICS. Une initiative conjointe serait une bonne voie vers le développement durable, la stabilité, et les progrès démocratiques au lieu de la situation de concurrence énergétique dans laquelle nous sommes à ce jour. La déclaration de Durban à la suite du sommet des BRICS d’avril 2013 a promu la nécessité d’une « Africanisation » de l’agenda des BRICS. Les participants ont recommandé à l’EU d’appuyer cette initiative ; face au super-cycle des matières premières (révolution du gaz de schistes?) il devient primordial de supporter l’Afrique avec des investissements étrangers (favorables au développement) plutôt que de favoriser l’aide au développement. Ce changement dans la logique reconnaîtra l’Afrique plus comme un partenaire du XXIème siècle que comme une “station de pompage » de ressources. (dans un sens comme dans l’autre)[10]

Proposant un nouveau modèle de gouvernance globale, le document énonce “ces quelques étapes pratiques permettent à chacun de se rendre compte que le partenariat Euro-BRICS fournirait un espace de libertés de décision et d’efficacité réelle en vue de la construction d’un nouveau cadre de gouvernance globale. L’Euro-BRICS n’est pas le “Monde” mais il représente une part non négligeable de la population du globe, ils s’ajustent mutuellement de part leur diversité, leurs intérêts communs, leur destinée, la zone d’échanges et de flux qu’ils représentent. Ce n’est plus les BRICS d’un côté, et encore moins l’Eurozone de l’autre… L’Euro-BRICS peut être un laboratoire pour une nouvelle gouvernance globale où les décisions sont rapidement transformées en actions, ce que les institutions du XXème siècle ne sont plus à même de réaliser, on a là le monde de l’efficacité des solutions qui s’oppose à l’attitude du « ne rien faire » qui prévaut ailleurs. Un telle matrice a le potentiel d’amener le monde vers un nouveau modèle de gouvernance moderne., souple, capable d’intégrer une grande variété de structures nationales et supranationales qui ont géré le monde ces derniers lustres. Ce serait un modèle de fonctionnement décentralisé, aux entités reliées entre elles par des secrétariats “légers” ou des structures souples coordonant des projets dédiés, un réseau multi facettes recouvrant les piliers du monde moderne.[11]

Ce sont des défis réels au rang des quels l’agenda Euro-BRICS et l’agenda africain sont les plus stimulants et réalisables, ils supporteront la transformation des BRICS en une alternative réelle de gouvernance mondiale, ce qui confirme la declaration faite lors de son acte de naissance. Ce groupe, alternative aux institutions de gouvernance actuelle émergera des résultats obtenus par des actions concrètes menés pour faire face et gérer les défis auxquels il est confronté de part sa constitution et ses buts. Ainsi, tester la capacité des BRICS à agir comme un organe de gouvernance et non plus juste comme un goupe de super puissances aux intérêts politiques divergents, voire conflictuels est un bon moyen de réaliser si les BRICS sont capables de gérer et de mener des politiques globalisantes. Ce que sont ces défis, où et comment seront-ils relevés dépend des problèmes et des attitudes que les BRICS révèleront dans le monde politique actuel.

Notes, volontairement pas traduit quand ils ne sont pas disponibles en francais

[1] Basé sur la présentation faite au symposium international  « Les BRICS et leurs challenges politique social et culturel au niveau national et international. » The ANPOCS’ 37th Annual Meeting, September 23-27, 2013, Águas de Lindoia, SP, Brazil.

[2] “12. We underline our support for a more democratic and just multi-polar world order based on the rule of international law, equality, mutual respect, cooperation, coordinated action and collective decision-making of all states… 15. … The dialogue and cooperation of the BRIC countries is conducive not only to serving common interests of emerging market economies and developing countries, but also to building a harmonious world of lasting peace and common prosperity.” (Joint Statement of the BRIC Countries’ Leaders.June16,2009,Yekaterinburg)Available at: http://archive.kremlin.ru/eng/text/docs/2009/06/217963.shtml  Access on: September, 15, 2013. “2. We underline our support for a multi-polar, equitable and democratic world order, based on international law, equality, mutual respect, cooperation, coordinated action and collective decision-making of all States. 4. … we reaffirm the need for a comprehensive reform of the UN, with a view to making it more effective, efficient and representative, so that it can deal with today’s global challenges more effectively.” (2nd BRIC Summit of Heads of State and Government Joint Statement Brasília, April 15, 2010) Available at:  http://www.brics.utoronto.ca/docs/100415-leaders.html Access on: September, 15, 2013. “7. We share the view that the world is undergoing far-reaching, complex and profound changes, marked by the strengthening of multipolarity, economic globalization and increasing interdependence. While facing the evolving global environment and a multitude of global threats and challenges, the international community should join hands to strengthen cooperation for common development. Based on universally recognized norms of international law and in a spirit of mutual respect and collective decision making, global economic governance should be strengthened, democracy in international relations should be promoted, and the voice of emerging and developing countries in international affairs should be enhanced.” (Full text of Sanya Declaration of the BRICS Leaders Meeting) Available at: http://news.xinhuanet.com/english2010/chin a/2011-04/14/c_13829453_2.htm Access on: September, 15, 2013. “3. BRICS is a platform for dialogue and cooperation amongst countries that represent 43% of the world’s population, for the promotion of peace, security and development in a multi-polar, inter-dependent and increasingly complex, globalizing world. Coming, as we do, from Asia, Africa, Europe and Latin America, the transcontinental dimension of our interaction adds to its value and significance. 4. We envision a future marked by global peace, economic and social progress and enlightened scientific temper. We stand ready to work with others, developed and developing countries together, on the basis of universally recognized norms of international law and multilateral decision making, to deal with the challenges and the opportunities before the world today. Strengthened representation of emerging and developing countries in the institutions of global governance will enhance their effectiveness in achieving this objective.” (Fourth BRICS Summit – Delhi Declaration)

Available at: http://pmindia.nic.in/press-details.php?nodeid=1404 Access on: September, 15, 2013. “1… Our discussions reflected our growing intra-BRICS solidarity as well as our shared goal to contribute positively to global peace, stability, development and cooperation. We also considered our role in the international system as based on an inclusive approach of shared solidarity and cooperation towards all nations and peoples. 2. …We aim at progressively developing BRICS into a full-fledged mechanism of current and long-term coordination on a wide range of key issues of the world economy and politics.” (5th BRICS Summit – eThekwini Declaration and Action Plan).  Available at:  http://www.mea.gov.in/bilateral-documents.htm?dtl/21482  Access on: September, 15, 2013

[3] KEOHANE, Robert. Review: Lilliputians’ Dilemmas: Small States in International Politics. International Organization, Vol. 23, No. 2 (1969), p. 295-296.

[4] World Economic Situation and Prospects 2013. UN report: Africa’s economy rebounding despite global downturn. Available at: http://www.un.org/en/development/desa/policy/wesp/index.shtml Access on January, 11, 2013

[5] Source: United Nations, Department of Economic and Social Affairs, Population Division (2011): World Population Prospects: The 2010 Revision. New York

[6]  Joint Africa EU Strategy Action Plan 2011-2013. Available at: http://europafrica.net/jointstrategy/ Access on September, 17, 2013

[7] BRICS i Afrika: sotrudnitchestvo v tseliakh razvitia. Moskva: RUDN, 2013.

[8] NEPAD Energy Program Available at: http://www.nepad.org/regionalintegrationandinfrastructure/energy Access on September, 17, 2013

[9] Program Infrastructure Development for Africa (PIDA)

Available at: http://pages.au.int/infosoc/pages/program-infrastructure-development-africa-pida Access on September, 17, 2013

[10] « En route vers une gouvernance mondiale rénovée – Défense, Énergie, Monnaie, Commerce : le partenariat Euro-BRICS comme condition d’une coopération non-conflictuelle entre pôles mondiaux »,  organisé par LEAP/E2020 en partenariat avec : MGIMO, Moscou 23-24 mai 2013,. Available at: http://www.europe2020.org/IMG/pdf/Report_4th_Euro-BRICS_seminar_Moscow_May_2013_EN.pdf Access on September, 16, 2013

[11] Ibidem, p. 8.