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Moyen-Orient 2030 : trois visions pour une région (Extrait GEAB Mai 2016)

Après l’Iran et la Turquie, l’Arabie saoudite vient de sortir ses « Visions d’Avenir ». Notre équipe se doit d’intégrer à son travail d’anticipation ces plans stratégiques de développement de trois grands acteurs majeurs du Moyen-Orient.

Ce qui intéresse particulièrement notre équipe, c’est :

. d’une part et sous un angle pessimiste, d’anticiper les risques de collision entre ces différents plans ;

. d’autre part et sur un ton plus optimiste, de remarquer le caractère public de ces agendas qui permet donc à leurs protagonistes de s’asseoir autour d’une table pour en discuter.

Le GEAB, la lettre confidentielle du LEAP, est un bulletin mensuel accessible par abonnement et dont les contenus sont soumis à une clause de confidentialité de 3 mois. Nous vous offrons l’accès en exclusivité à cet article issu du bulletin de mai 2016 (GEAB n°105). Pour lire ce type d’article en temps réel abonnez-vous au GEAB!

Dans une première partie, notre équipe résume les traits saillants de chacune de ces Visions. Dans la seconde partie, les risques d’empiétement et de collision sont relevés. La similarité de ces trois agendas fournit un magnifique exemple des dangers véhiculés par la multipolarisation du monde et de ses grandes régions. En même temps, il est indéniable que la multiplication d’acteurs de taille globale, n’ayant plus d’autre choix que de composer les uns avec les autres, fournit bel et bien les conditions pour un nouveau type de gouvernance.

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Figure 1 – Carte du Moyen-Orient. Source : google map.

Alors que le chaos règne en Syrie et en Irak, trois protagonistes de taille émergent aujourd’hui du conflictuel Moyen-Orient : Arabie saoudite, Iran et Turquie. Trois États impliqués  dans le conflit syrien dont les intérêts convergent face à l’EI mais diffèrent par rapport à l’État syrien. Trois États qui se sont lancés récemment dans la conquête d’une autre dimension, celle du futur, de leur futur et de celui de leur vaste région moyen-orientale. Le plus marquant reste bien entendu le programme « Vision 2030 » que l’Arabie saoudite a présenté en avril dernier, un modèle en son genre[1].

Tout d’abord il s’agit pour eux de leurs survies respectives et de sortir leurs États de la crise économique, financière, sociale… Sortir de l’ère du pétrole pour l’Arabie saoudite et se lancer dans l’exploitation des nouvelles richesses ; sortir du guêpier européen pour la Turquie tout en gardant un rôle de pivot, de médiateur entre les continents européen, asiatique et africain ; se lancer à la conquête du monde pour l’Iran pour reprendre sa place au sein des puissances du Moyen-Orient. Il s’agit aussi de ménager l’avenir de leurs régimes politiques avec tous les défauts qu’ils connaissent : monarchie absolue de l’Arabie saoudite, régime des mollahs pour l’Iran, place d’Erdogan pour la Turquie. Rien de mieux que de fixer dans une projection à 20 ans l’immuabilité des règles de gouvernance étatique. Mais qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite, de la Turquie ou de l’Iran, il s’agit surtout pour chacun d’eux de s’assurer un rôle prédominant dans l’organisation future de leur région.

Arabie saoudite – Crise pétrolière, Yémen, EI… marasme économique, financier et social, archaïsme politique : Horizon 2030, la planche de salut ou l’effondrement

 

L’ère pétrole vient soudainement de prendre un virage inquiétant. La chute des prix n’est pas seulement la conséquence d’un ralentissement de la demande (et à laquelle la baisse de la production n’aura pas su mettre fin), mais d’un changement des paradigmes globaux. En effet, en cette période de grand repli stratégique mondial[2] les États cherchent à limiter les dépendances, énergétiques notamment : les États-Unis sont devenus les premiers producteurs de pétrole « grâce » au schiste[3], l’Europe se tourne vers d’autres productions (nucléaire, charbon, éolien, hydraulique, solaire…), de nouveaux acteurs font leur entrée sur le marché, dont l’Iran.

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Figure 2 : Consommation en ressources énergétiques – Source : peakoil.com

 

Grevée par des dettes structurelles, l’Arabie saoudite se doit de sortir du règne du pétrodollar et diversifier ses ressources énergétiques. Certains prédisent même la fin imminente du Royaume[4] : le pays a présenté fin 2015 et pour la troisième année consécutive un budget déficitaire à hauteur de 20% du PIB[5] (et les prévisions 2016 ne sont guère meilleures[6]), il est grevé de dettes (notamment de celles de ses Princes). Les raisons de ce marasme économico-financier sont bien entendu la chute des prix du pétrole, mais aussi les coûts astronomiques de la guerre au Yémen[7], une catastrophe économique et militaire qui pèse avant tout sur l’avenir de la jeune génération[8], et les risques de dérapages sociaux, notamment avec les travailleurs immigrés, citoyens de seconde zone[9].

« Saudi Arabia: the heart of the Arab and Islamic worlds, the investment powerhouse, and the hub connecting three continents…  Africa, Asia and Europe »… c’est ainsi que le Conseil des Ministres du Roi Salman introduit le programme Vision 2030 du Royaume d’Arabie saoudite. Une stratégie de développement qui inscrit le nouveau visage de l’Arabie saoudite dans le monde du XXIe siècle, moderne, responsable (on y retrouve tous les enjeux de nos temps : écologie, économie, société, durabilité, solidarité…), multipolaire… Manque au tableau l’aspect politique et démocratique (mais même là l’efficacité, l’efficience du système politique et géostratégique du Royaume, ainsi que des notions d’agilité apparaissent).

Enfin, « Vision 2030 » a pour objectif de donner à l’Arabie saoudite le statut de puissance « dirigeante » (leader role) dans le monde arabe et islamique. Tout en lui assurant un développement économique et social durable, et en forgeant une « nation », elle vise aussi à s’imposer comme un modèle régional, comme nous l’avions écrit dans le dernier GEAB[10] « ayant transformé les principautés du Golfe en zones franches et ayant étendu, à coups de pétrodollars, son influence idéologique dans tout le pauvre monde arabe qui ne les aime pas plus pour autant et dont les tissus sociaux souffrent considérablement de cette polarisation entre modernité occidentale et archaïsme saoudien… ». Mais avant, tout ceci se passait dans l’ombre…

La « centralité » de la Turquie[11]

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Figure 3 : Situation centrale de la Turquie – Source : Ali Velshi

 

La Turquie, première puissance du Moyen-Orient, directement affectée économiquement,  financièrement et socialement, par l’instabilité géopolitique de son environnement – intervention syrienne et crise kurde, attentats terroristes (baisse du tourisme), sanctions russes contre Ankara, masse de réfugiés qui lui coûterait 10 milliards de dollars[12] – a cependant réussi jusqu’à maintenant à maintenir une croissance modérée[13].

Après avoir négocié avec l’UE l’étanchéité de ses frontières face aux flux des réfugiés et la libéralisation des visas pour ses ressortissants, la Turquie tourne le dos à l’Europe (marqué par l’éviction de son trop pro-européen premier Ministre Ahmet Davutoglu)[14]. Elle n’en reste pas moins bénéficiaire d’une importante et traditionnelle manne financière européenne, qui s’est vue accrue de 6 milliards d’euros avec la crise des réfugiés pour la période 2016/2017 (la sécurité a un prix : la Turquie, marche d’accès directe à l’Europe de Schengen, accueille plus de 2,5 millions de réfugiés syriens, irakiens…[15], à savoir que le Liban en accueille plus d’un million et la Jordanie un peu plus de 600.000 – données qui sont évidemment à rapporter à la population nationale).

Certes la réalisation des conditions de l’intégration à l’UE en 2023 constitue le premier point du programme « Vision 2023 » (d’où son nom), cependant, outre que les objectifs économiques ont été récemment rappelés en 9 points, l’ensemble du projet porte sur le rôle centrale de la Turquie dans la région : coopération économique et de sécurité, résolution des conflits, positionnement global, intégration du G10 et rôle majeur au sein des organisations internationales…[16] et du monde islamiste[17].

Iran: Canal persan, Route de la Soie, et même agenda BRICS – « back in the game »[18]

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Figure 4 : la nouvelle Route de la Soie vers l’Iran. Source : Réseau International

Les relations internationales de l’Iran avec le reste du monde se normalisent, si ce n’est avec les États-Unis[19] et ses affidés du monde arabe (et Israël) qui placent la question sur les divergences religieuses et l’hégémonisme de l’Iran, alors qu’en fait il s’agit bien plus de contenir les appétits économiques de ce réémergent derrière ce mur qu’avaient créé les sanctions internationales et qui vient de tomber[20]. En effet, alors que l’embargo sur le pétrole a été levé et lui ouvre les portes de l’exportation, l’Iran préfère des prix plus élevés pour maximiser les revenus de sa production. L’Arabie saoudite en revanche veut maintenir des prix au plus bas pour concurrencer les prix du schiste américain[21].

Ceci étant, le retour de l’Iran sur la scène internationale après 10 années de blackout total, est une opportunité pour le pays et pour le monde bien entendu – les Européens ne sont pas les derniers à lorgner ce nouveau marché[22] dont les promesses ne sont pas uniquement axées sur l’exploitation de son pétrole, mais aussi sur d’autres richesses minières et rares[23]. Et quand bien même, en plein cœur de la crise pétrolière et géopolitique trans-régionale, l’Iran a décidé de tirer tous les bénéfices de ses ressources sans devoir supporter les mêmes contraintes que les alliés américains. Ici s’ouvre un nouveau marché, libre de l’influence occidentale, détaché du pétrodollar[24] (contrairement à l’Arabie saoudite[25]), qui se tourne résolument vers le monde émergent asiatique dont il est la première marche du continent[26].

Bien que la population de l’Iran soit très jeune et à démographie croissante, frustrée par un taux de chômage qui atteint 40 %, des dirigeants et systèmes politiques vieillissants, le pays est du jour au lendemain devenu un acteur incontournable et central au Moyen-Orient, imposant des stratégies de développement qu’il est difficile de lui contester.

Au cours de la dernière conférence nationale de géopolitique en Asie de l’Ouest, l’Iran a confirmé sa stratégie consistant à se tourner résolument vers l’Asie et à former une grande coalition avec les puissances du continent asiatique[27] : Russie, Chine, Inde et Pakistan, tout en  reconsidérant un rapprochement avec la Turquie[28]. L’Iran est déjà l’une des destinations de la Route de Soie[29], enracinant le pays de plain-pied dans le monde asiatique, intensifie ses relations avec l’Inde[30], et celles avec la Russie (projet de construction d’un canal qui devrait relier la Mer Caspienne au Golfe persique[31]). Des stratégies qui s’appuient sur le monde multipolaire pour permettre le développement du pays et ne pas être prisonnier d’une économie pétrolière[32], asseoir son rôle de leader mais aussi l’émergence des conditions nécessaires à la stabilisation et pacification régionale[33].

Contrairement à des États comme l’Arabie saoudite ou encore la Turquie, l’Iran peut s’appuyer sur l’agilité et la flexibilité naissante de son économie, du fait de ne pas être systémiquement relié au monde du dollar.

Des programmes modernes, ambitieux et multipolaires

Les programmes « Visions » à l’horizon 2030 sont présentés comme des projets d’envergure économique, financière et technologique destinés à assurer le développement des pays concernés. Ils sont principalement pensés pour porter ces pays au rang des G10, G20 au niveau mondial, et à celui de puissances continentales incontournables dans les relations géopolitiques du monde.

Méga-projets : méga-banque, méga-canal, méga-extension de la Mecque, méga hub financier… nous sommes face à des puissances qui se dotent de moyens et d’outils qui répondent aux nouveaux paradigmes du XXIe siècle de modernité.

L’aspect politique et démocratique a droit à quelques liftings pour permettre aux peuples d’adhérer : l’Arabie saoudite opère un renouvellement de sa classe politique[34] en prévoyant d’ici 2020 la formation de plus de 500 000 fonctionnaires[35] et met en place un vaste système d’ONG et de tissus de bénévoles qui vont venir soutenir l’ensemble du projet visionnaire du Prince[36]… Quant à l’avenir démocratique de la Turquie ou de l’Iran les changements systémiques ne pourront garantir la pérennité économique et la stabilité sociale sans démocratisation. De plus les aspirations régionales de ces trois acteurs impliqueront qu’ils puissent être aussi des modèles de stabilité politique et sociale. Sauf à vouloir construire un empire, et de ce fait perpétuer la logique de guerre, on ne peut vouloir guider le monde sans respect des droits et des libertés des autres. C’est justement tout l’intérêt du monde multipolaire.

Car si ces programmes s’inscrivent dans le mouvement du « grand repli stratégique mondial » tel que notre équipe l’a décrit dans les numéros précédents[37], force est de constater qu’ils intègrent et s’intègrent dans la réalité multipolaire du monde, multipolarité qui s’applique également au niveau de la région moyen-orientale. C’est ainsi que nous avons trois États qui se réclament de la même position centrale, du même rôle de pivot, de connexion de trois continents, Europe, Asie, Afrique, s’appuyant sur leurs réseaux et partenaires privilégiés. L’Arabie saoudite se sert du marchepied égyptien, alors que l’Iran de celui de l’Asie et la Turquie de celui de l’Europe.

Des puissances au méga-budget en matière de défense et de sécurité[38] : une poudrière pour demain

Placées au cœur de la poudrière moyen-orientale, impliquées directement dans le conflit contre l’EI, Riyad, Ankara et Téhéran sont armées jusqu’aux dents.

Le budget de défense et d’armement saoudien explose, guerre du Yémen oblige.

Erdogan dans sa lutte contre Daech est contraint à se rapprocher de son armée (la huitième armée au monde et première du Moyen-Orient) et de ce fait lui permettre de reprendre le contrôle de la politique kurde de la Turquie. La guerre contre le PKK dans la région kurde a créé plus de 500 000 réfugiés intérieurs[39], ce qui vient par ailleurs rajouter au chaos interne, guerre civile et de factions.

Quant à l’Iran, tout en signant des accords d’achat de matériel militaire avec la Russie[40], le Parlement a dans un même élan donné son feu vert pour le programme de renforcement des capacités de défense du pays et l’allocation de 5% du budget total au plan de financement du complexe de défense iranien[41].

On peut très légitimement s’inquiéter de ce visage militariste que prennent les trois États, d’autant plus que les agendas 2030/2036 indiquent clairement que tout cet arsenal militaire a vocation à être produit par le pays lui-même, dans le but de lever toute dépendance à des contrats internationaux.

En 2030, les marchands d’armes auront probablement du souci à se faire, si chaque État est en capacité de produire lui-même son armement et de lancer ses propres escadrons de drones high-tech dans les airs, mais surtout les organisations internationales devant un tel déploiement de technologies de la mort, risques de prolifération, hors de tout contrôle.

Et nous ne parlons même pas de la prolifération nucléaire, on pense bien entendu à l’Iran en premier lieu accusé de continuer de développer son programme balistique[42], mais qu’on ne s’y trompe pas, l’Arabie saoudite détient elle aussi des armes nucléaires[43] (confortée d’ailleurs par les déclarations de Donald Trump en l’occurence[44]) et la Turquie, si elle ne produit pas elle-même des armes serait dépositaire de quelques bombes américaines[45], OTAN oblige…

Tentations hégémoniques des agendas 2030/2036…

Aucun des trois États ne cache son ambition de jouer un rôle de « leader » dans la région et même au-delà. C’est bien ainsi que le Conseil des Ministres du Roi Salman introduit le programme Vision 2030 du Royaume d’Arabie Saoudite : l’Arabie Saoudite au cœur des mondes arabes et islamiques, un poumon économique, le hub qui connecte trois continents, Afrique, Asie et Europe...

Même statut dont se prévalent la Turquie d’Erdogan, qui occupe la meilleure place pour les relations Est-Ouest et Nord-Sud, soit un marché de 1,5 milliards de consommateurs en Europe, Eurasie, Moyen Orient et Afrique du Nord[46] et qui veut accueillir à Istanbul en 2020 la méga-banque islamique[47], ou encore l’Iran de Rohani, qui se réclame du monde « musulman »[48], et se projette dans un espace asiatique.

Comme nous l’avons vu plus haut l’Arabie saoudite se sert du marchepied égyptien, alors que l’Iran de celui de l’Asie et la Turquie de celui de l’Europe. Mais tous s’adressent à l’ensemble du monde musulman ou islamique, le regard rivé sur ce Moyen-Orient qui n’a cessé de survivre aux soubresauts de l’histoire, enfilant un conflit après l’autre, jusqu’à cet ennemi commun, et espérons le dernier, Daech, qui sème le chaos au sein des mondes arabe, musulman, toutes confessions, tous sectarismes confondus.

C’est sur cette communauté d’intérêt et sur la vocation à laquelle aspirent l’Arabie saoudite, l’Iran et la Turquie à jouer un rôle central dans la région, que se fondera l’émergence d’un nouveau Moyen-Orient ouvert sur des perspectives multipolaires, vers l’Asie, la Russie, l’Europe, mais aussi l’Afrique tournée résolument vers ses grands « frères », fondant bien plus d’espoirs sur eux que sur les anciens colonisateurs et néo-colonisateurs[49].

Reste une ornière à éviter, le retour d’une politique américaine, qui a délaissé le terrain du Moyen-Orient le temps de la campagne présidentielle (à ce jour 6 mois de répit déjà) et permis à Obama de mettre enfin en œuvre sa propre stratégie géopolitique en définissant lui-même les ennemis ou amis des États-Unis. En novembre cela risque de changer. Que ce soit Hillary Clinton, on la sait anti-iranienne, ou Donald Trump[50], qui ne cesse de fustiger Obama d’avoir abandonné les « amis » des États-Unis (Israël, et Arabie saoudite) tout en les menaçant de leur demander des comptes (notamment aux « amis » musulmans ou islamistes) les risques d’un nouveau chamboulement des partenariats qui semblent émerger et de nouvelle plongée dans le chaos de cette région sont grands. Ce ne serait qu’à ce moment-là que les perspectives à long terme de la région pourraient se préciser.

Mais on sent que les protagonistes sont fatigués d’attendre Godot et que leur jeunesse aspire à d’autres horizons, au risque de basculer dans une toute autre dimension. Profiter du « momentum » permettrait enfin à la région du Moyen-Orient de considérer des voies de pacification qui appartiendraient à elle seule[51].



[1]              Texte complet en anglais sur Al Arabiya, 26/04/2016.

[2]              Cf GEAB 101, 15/01/2016

[3]              Source : Les Echos, 10/06/2015

[4]              Source : Le Saker Francophone, 06/03/2016

[5]              L’Arabie saoudite s’enfonce dans le déficit budgétaire. Source : Les Echos, 28/12/2015

[6]              La note de la dette a elle aussi été baissée à « AA- ». Source : La Presse.ca, 12/04/2016

[7]              Source : Opex, 29/12/2015. Premier importateur d’armes au monde, l’Arabie saoudite consacre un quart de son budget à la défense et à la sécurité, soit 10,7% du PIB. Source : La Banque Mondiale

[8]              Les trois quarts de la population ont moins de 30 ans et 60% moins de 25 ans, la courbe démographique reste croissante. Source : Nations Unies, Demographic Components of Future Population Growth

[9]              Cf. les manifestations violentes quand plus de 50000 salariés étrangers du Binladin Group ont été priés de plier bagages et de quitter le pays dont certains n’avaient pas été payés depuis des mois. Source : Middle East Eye, 01/05/2016

[10]            Source : GEAB 104

[11]            Titre emprunté au GEAB 98 du 15/10/2015

[12]   Source : Al Monitor, 13/05/2016

[13]            Source : WSJ, 31/03/2016

[14]            Source : LSE, 10/05/2016

[15]            Source : Commission européenne

[16]   Source : Foreign Affairs, 2013

[17]   Notamment par l’établissement d’une méga-banque islamiste à Istanbul. Source : NEX, 13/05/2016

[18]   Titre emprunté à Arabian Business, 11/03/2016

[19]            Source : 24heures.ch, 27/04/2016

[20]            Lire à ce sujet : « Le bras de fer entre l’Arabie saoudite et l’Iran n’est pas vraiment sectaire ». Source: MiddleEastEye, 13/01/2016

[21]   Source : MiddleEastEye, 13/01/2016

[22]            Allemagne en tête qui devrait bénéficier d’un surcroît d’exportations vers l’Iran de 2 milliards d’euros sur la période 2015-2017, suivie par la France, l’Italie et le RU. Source : Le Monde, 25/01/2016

[23]   L’une des 15 premières ressources d’or et 68 autres minerais commercialisés. Source : Rare Gold Nuggets

[24]   Source : Indian Times

[25]   Source : Les Echos, 25/04/2016

[26]   Source : Teheran Times, 08/05/2016

[27]   Source : Iran Daily, 28/04/2016

[28]   Source : Mehr News, 12/05/2016

[29]   Arrivée du premier train chinois à Téhéran le 15 février 2016. Source : Europe1, 15/02/2016

[30]   Source : Times of India, 01/05/2016

[31]   Source : Russian Today, 11/04/2016

[32]   Iran’s sustained prosperity must be built on non-oil economy. Source : Mehr News, 01/05/2016

[33]   Source : Mehr News, 03/02/2016

[34]   Mohammed Ibn Salman Al Saoud vice-prince héritier, ministre de la Défense, second vice-Premier ministre, Président du Conseil des affaires économiques et du développement, responsable de la politique pétrolière et économique du Royaume n’a que 31 ans. Source : Wikipedia – Autre exemple, le limogeage du Ministre du Pétrole Ali al-Naimi qui était âgé de 81 ans, et en poste depuis 21 ans. Source : SZ.de, 10/05/2016

[35]   Source : Vision 2030 § 3.1.5

[36]   « Among our commitments: A more impactful non-profit sector » – Vision 2030 § 3.2.3

[37]   Et ici effectivement avant le « hard-landing » de l’Arabie saoudite ou du repli intégriste de l’Iran. Source GEAB 101, 15/01/2016

[38]   A lire « Les dépenses mondiales d’armement s’envolent ». Source : L’Economiste, 22/02/2016

[39]   Source : Zaman France, 28/05/2016

[40]   Source : RBTH, 18/02/2016

[41]   Source : Sputnik, 05/05/2016

[42]   Source : Tribune de Genève, 09/05/2016

[43]   En 2013 on s’interrogeait déjà sur l’origine de ces armes. Source : BBC, 06/11/2013

[44]   Source : Breitbart, 29/03/2016

[45]   Une information certes ancienne mais pourquoi la situation aurait changée ? Source : Sortir du nucléaire, 10/09/2010

[46]            Turkey Vision 2023. Source : Foreign Affairs, 2013

[47]            Source : Bloomberg, 11/05/2016

[48]            L’Iran ne veut pas de « croissant chiite », il croit à la « lune musulmane ». Source: l’Orient le Jour, 22/04/2016

[49]            Au Moyen-Orient comme en Afrique du nord, les agendas 2030/2036 sont accueillis avec intérêt – par exemple l’Algérie – Source: La Tribune, 27/04/2016 ; le Koweït : « Vision 2035 ». Source : Podcast Journal, 09/05/2016

[50]   Source : Al Arabiya, 18/04/2016

[51]   The Middle East can break free of Western hegemony and internal ills. Source : MiddleEastEye, 26/04/2016 Lire aussi : THINK AGAIN: Egypt looks south, finally. Source : ISS Africa, 28/04/2016

À propos Marie Hélène

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