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Brésil, Chine, Russie… La corruption casse-t-elle les BRICS?

Lula en garde à vue. L’ex président brésilien arrêté dans le cadre d’une enquête pour corruption. Scandales chez les oligarques russes. Mise au pas de la politique des cadeaux en Chine. Nouvelles accusations contre Zuma en Afrique du Sud. Les «BRICS» sont en pleine crise après des années de croissance record. Sans compter le développement de la corruption, noté par Transparency International.

Au moment où les BRICS connaissent de grosses difficultés économiques, l’heure est aux affaires de corruption dans ces pays qui ont connu pendant quelque 15 ans des croissances étonnantes. Au Brésil, c’est l’ex président Lula qui est pris dans une tempête judiciaire en liaison avec des affaires de corruption dans son parti politique. En Chine, le pouvoir central a lancé une grande campagne, très politique, contre la corruption. «Les procureurs chinois ont ouvert des enquêtes à l’encontre de 54.249 fonctionnaires, comprenant à la fois des responsables de haut rang, surnommés « tigres », et des fonctionnaires de rang inférieur, ou « mouches », soupçonnés d’être impliqués dans 40.834 affaires de corruption en 2015 », raconte le Quotidien du peuple. Résultat, dans le monde, l’industrie du luxe voit ses ventes payer la politique «anti cadeaux» décidée par Pekin.

Les exemples pourraient se multiplier parmi les autres Etats membres des BRICS dans lesquels pouvoirs publics et intérêts privés sont souvent entremélés. Dernier exemple en date, les problèmes rencontrés par le président Zuma pris dans le scandale du financement de sa résidence privée.

Une émergence réussie
Il y a quinze ans, un économiste de Goldman Sachs lançait l’acronyme «BRIC» pour désigner le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Après, le groupe s’est enrichi d’un S (South Africa, l’Afrique du Sud). «Entre 2001 et 2014, leur PIB a été multiplié par 6,3, alors que celui du G6 (G7 sans le Canada, NDLR)  l’a été par 1,7. Aujourd’hui, si le G6 représente encore 48 % de l’économie mondiale, les BRIC, qui ne pesaient que 10 % en 2001, en représentent 25 % », rappellel’économiste Jean-Marc Daniel.

La croissance de ces pays a été fulgurante. Une croissance en grande partie dopée par les matières premières (dont le pétrole) et tirée notamment par le boom économique chinois, dévoreur d’énergie, d’acier… Mais, après ces folles années, le ralentissement est brutal pour certains de ces pays qui regroupent la moitié de la population mondiale.

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