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2° Séminaire – Recommandations

Quel agenda pour un sommet Euro-Brics D’ici 2015 ?   – Le partenariat stratégique Euro – Russe au service d’une rencontre BRIC – UE d’ici 2015 ?

Moscou, 23-24 mai 2011, organisé par LEAP en partenariat avec MGIMO et la Fondation “Russkiy Mir”

 

Neuf thèmes pour l’agenda du futur sommet Euro-Brics

A l’occasion du premier séminaire Euro-BRICS, le dernier panel a consisté en un brain-storming général destiné à identifier les thèmes d’intérêt commun à toutes les parties concernées, susceptibles donc de fournir la base de l’agenda d’un premier sommet Euro-Brics. Les neuf thèmes suivants ont été retenus :

1. Réformes de la gouvernance mondiale (FMI, Conseil de Sécurité [2. Réforme du système monétaire international (mise en place d’un système de gestion de plusieurs devises de réserve, cohérence globale du système monétaire et financier, meilleure analyse des risques systémiques mondiaux, …)

3. Réforme du la gestion globale du tandem « Commerce et investissement » (rééquilibrage des systèmes de protection des marchés nationaux)

4. Initiatives pour un équilibre social mondial (intégration volontariste de la dimension sociale intérieure et extérieure dans les grands accords internationaux)

5. Initiatives pour renforcer la « Sécurité humaine » (protection contre les désastres naturels, les trafics d’êtres humains, assurance des besoins humains de base, sécurité alimentaire, …)

6. Initiatives pour domestiquer la finance mondiale (limitation de la rémunération des activités financières, maîtrise internationale des flux financiers, …)

7. Création de programmes d’échanges universitaires Euro-BRICS

8. Coopération scientifique et technologique notamment en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la conquête et l’exploitation spatiale, les sources d’énergies nouvelles et alternatives

9. Amélioration de la gestion globale des migrations et la mobilité des personnes

Ces thématiques sont indéniablement toutes importantes pour organiser de manière durable le monde d’après la crise. Pourtant plusieurs d’entre elles seraient immédiatement rejetées ou vidées de leur substance dans le cadre de sommets comme celui du G20 car leur traitement efficace (c’est-à-dire débouchant sur des solutions réelles et non pas des déclarations d’intention) exige :

1°/ de pouvoir les analyser sans prendre en compte les conflits d’intérêts de certains pays qui bénéficient d’une certaine manière des dysfonctionnements actuels : c’est le problème bien connu de l’impossibilité de mettre en place une réforme sérieuse du système monétaire et financier mondial tant que les Etats-Unis et le Royaume-Uni bloquent toute tentative de revoir les hypothèses sur lesquelles est fondé l’actuel système qui date d’une époque pourtant en train de se clore.

2°/ de s’affranchir de vétos systématiques sur certains thèmes : la thématique sociale est typique de cette catégorie puisque les Etats-Unis s’opposent systématiquement à considérer la question sociale comme autre chose qu’une retombée secondaire des logiques économico-financières ; or, en la matière, les BRICS ont indéniablement des convergences croissantes avec le modèle européen qui tente de traiter la question sociale comme l’autre face de la question économique.

Les échanges qui ont eu lieu durant le séminaire ont montré que plusieurs thèmes impliqueront sans aucun doute de fortes oppositions entre Européens et BRICS ; mais c’est bien pour cela aussi qu’il faut discuter en gardant en mémoire que, pour résoudre un problème, il faut avant tout s’accorder sur son existence.

Pour terminer, le potentiel Euro-BRICS suffit à pouvoir générer une dynamique irrésistible ensuite au sein du G20, une institution qui aujourd’hui s’enlise dans l’impuissance faute de pouvoir « appeler un chat un chat » et de ne pas être en mesure de mettre à l’agenda des sommets les problèmes essentiels de la gouvernance du monde d’après la crise.