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Etats-Nations, Europe, Régions et … Macro-Régions: le retour des « Habsbourg » (Christel Hahn)

Le 21 décembre les Catalans ont réélu leur parlement, dont la majorité des sièges revient aux listes indépendantistes (et non la majorité des voix). En début de semaine, le gouvernement autrichien, sur la base d’une idée défendue par le FPÖ, a relancé la question d’appartenance du Tyrol du Sud en proposant d’offrir un passeport autrichien aux habitants germanophones (et ladinophones) de la province de Bolzano… Quelques soient les niveaux c’est bien une crise “systémique” à laquelle est confrontée l’Europe, une crise relevée par Christel Hahn dans cet article écrit à la suite de la réunion des présidents des régions alpines en été 2012 à Bad Ragaz, en Suisse. Les idées contenues dans ce document sont aujourd’hui tout aussi pertinentes qu’hier, la crise notamment du Tyrol du sud montre qu’une stratégie spatiale alpine aurait du sens, pour répondre aux conflits croissants. En effet, pourquoi ne pas désamorcer le débat sur la mise en place d’un péage (ou vignette) par une vignette commune à l’espace alpin? Pourquoi ne pas rechercher la coopération avec la Suisse, le Liechtenstein, la Bavière et le Bade-Wurtemberg dans le cadre d’une «gouvernance à plusieurs niveaux»? Un nouveau pas pour renforcer de manière constructive la région alpine. A l’attention du gouvernement autrichien Christel Hahn rappelle que, certes Visegrad a son importance, mais les Alpes, véritable cœur de l’Europe, également.

Christel Hahn, Automne 2012

L’été dernier (29-06-2012), les présidents des régions alpines se sont réunis à Bad Ragaz, en Suisse. Si d’apparence rien ne différencie cette rencontre des précédentes, elle a cependant un caractère exceptionnel. En effet, le nombre de régions participantes a augmenté, et parmi elles se trouvait la Lega Nord (Ligue du Nord italienne), ce qui a attiré l’attention de la presse européenne [Intitulée la “Conférence des Régions Alpines”, la rencontre a été célébrée à l’occasion de la conférence annuelle « Arge Alp » (une association des régions alpines, fondée il y a quarante ans, bien avant Schengen et l’Euro). Une résolution y a été adoptée, basée sur le document de stratégie visant à développer une stratégie européenne macro-régionale pour les Alpes.

Cette conférence est le résultat d’une relation durable entre de nombreuses organisations et groupes de travail transalpins, qui a été établie lors des différentes phases de l’intégration européenne.

L’UE : Dix étapes historiques

1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier par 6 membres fondateurs

1957 : Le Traité de Romé établit un marché commun

1973 : La Communauté s’élargit à neuf Etats membres et développe sa politique commune

1979 : Première élection directe au Parlement Européen

1981 : Premier élargissement méditerranéen

1993 : Achèvement du marché commun

1993 : Le Traité de Maastricht établit l’Union Européenne

1995 : L’UE s’étend à 15 membres

2002 : Introduction des billets et pièces Euro

2004 : Dix nouveaux pays intègrent l’UE

Alpes : Le réseau

- Les efforts de protection de la nature alpine remontent évidemment à avant l’intégration politique. Ils conduisent en 1952, juste après la guerre, à créer la CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes).

- Lors de la première phase de l’intégration européenne avec la Communauté Européenne (6 Etats membres fondateurs) et l’Association européenne de libre-échange (AELE), la Arge Alp a été fondée en 1972.

- La première renaissance Européenne de 1985-1992, époque de la dissolution du rideau de fer, a vu s’établir l’Europaregion Tirol-Südtirol-Trentino [- A la même période, pendant laquelle l’UE était créée par le Traité de Maastricht, les principaux Etats alpins signèrent la Convention Alpine en 1991. La Conférence Alpine est la rencontre régulière de ces Etats.

- Après que l’UE est établie, elle met en place le Programme de l’Espace Alpin (premiers débuts en 1997) dans le cadre de sa politique de cohésion (soit sa politique régionale).

- Aujourd’hui, alors que l’UE élargie essaie de se consolider en Euroland, toutes les régions alpines se sont unies dans le but commun d’établir une Stratégie Macro-Régionale pour les Alpes.

Tous ces réseaux coexistent, échangent et partagent, constituant ainsi un véritable réseau alpin, au sein duquel les responsables travaillant aux projets transnationaux coopèrent depuis longtemps maintenant et créent un sentiment de « Famille Alpine » [Le dénominateur commun de ce groupe de régions européennes, c’est sa géographie, dont les spécificités ont été formées lorsque l’Afrique est entrée en collision avec l’Europe. Cette collision a non seulement créé les hautes montagnes, mais aussi les bassins alentours, ce que l’on peut par exemple observer au Matterhorn (Mont Cervin en Suisse), dont le pic est composé de gneiss du continent africain, le Matterhorn

Le Matterhorn (12)

Comme démontré récemment [Maintenant que nous sommes imprégnés de cette époque reculée, retournons au développement politique actuel.

La “Famille Alpine”

1. CIPRA est une ONG qui travaille depuis 60 ans à développer les Alpes de manière durable. Elle regroupe 100 organisations membres avec des antennes dans plusieurs pays : Allemagne, France, Italie, Liechtenstein, Autriche, Suisse, Slovénie et Tyrol du Sud. Son siège social se trouve au Liechtenstein, qui est un acteur principal de la création de la Convention Alpine. Elle fonctionne avec une stratégie double : descendante d’une part (top-down, Convention Alpine) et ascendante d’autre part (bottom-up, projets et initiatives).

Le réseau Cipra

2. La Arge Alp fut la première association au sein de l’Europe regroupant des Etats et des unités autonomes à un niveau inférieur aux Etats-Nations et qui est en fait une organisation de leaders régionaux. Fondée il y a 40 ans, le projet a été initié par les présidents du Tyrol (Edouard Wallnöfer) et du Tyrol du Sud (Silvius Magnago), et d’une certaine manière de la Bavière (Alfons Goppel). Sa création a marqué la fin d’une période de tension : le conflit du Tyrol du Sud, opposant l’Autriche à l’Italie (qui avait engagé les Nations Unies et empêché l’intégration de l’Autriche à l’UE) ainsi que le début d’une certaine Européanisation. Les régions membres sont (membres fondateurs en gras) : le Bade-Wurtemberg, la Bavière (D), Salzburg, Tyrol, Vorarlberg (A), Trient, Tyrol du Sud, Lombardie (I), St Gall, Tessin, Graubünden (CH). Trient est arrivé en 1973, St Gall en 1982, Tessin en 1988 et le Bade-Wurtemberg en 1992 [https://www.europe2020.org/IMG/jpg/Alpes_3.jpg

40ème anniversaire du réseau Arge Alp[3. L’Europarégion Tyrol-Tyrol du Sud-Trentino est une fusion de ces trois régions en une seule région transnationale, et elle a adopté en 2011 le statut juridique d’une GECT (Groupement Européen de Coopération Territoriale, une structure légale créée par l’UE). C’est un autre aboutissement de l’européanisation du conflit de Tyrol du Sud : comme nous l’apprend l’histoire, l’Arge Alp est à l’intégration Alpine ce que le couple franco-allemand est à l’intégration européenne.

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Groupement Européen de Coopération Territoriale

4. La Conférence Alpine est une rencontre régulière des Etats signataires de la Convention Alpine. La première Conférence s’est déroulée en 1989 et la Convention Alpine, qui est un traité international sur la protection globale et le développement durable des Alpes, impliquant la CEE (puis l’UE) et les 8 Etats alpins (Allemagne, France, Italie, Lichtenstein, Autriche, Suisse, Slovénie et Monaco) fut signée en 1991, puis ratifiée quelques années plus tard. La Convention Alpine comprend un espace de 190 600 km² et 13,9 millions de personnes.

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La Convention Alpine

5. Dans l’UE, nous avons d’une part le Conseil Européen (réunissant les chefs d’Etat) et d’autre part les institutions de l’UE (Commission, Parlement…). Ces institutions européennes ont donné aux Alpes le Programme Spatial Alpin, qui est un programme de coopération transnational (soit un CTE – Coopération Territoriale Européenne) dans le cadre de la politique de cohésion de l’UE (une politique visant à réduire les disparités entre les régions européennes) [

L’Espace Alpin

6. A l’heure où l’UE doit se redéfinir elle-même à cause de la crise mondiale, et préparer son prochain plan sur 7 ans (2014-2020), un nouveau concept est né dans le jargon européen : la Stratégie Macro-Régionale. Elle est définit comme étant « un cadre intégré permettant à l’UE et aux Etats membres d’identifier les besoins et d’allouer les ressources disponibles » [Vers une stratégie macro-régionale pour les Alpes

En Mai 2010 une déclaration a été signée par Salzburg, Tyrol, Vorarlberg, Tyrol du Sud, Trient, Graubünden and Bayern. Les leaders régionaux de l’Arge Alp ont travaillé sur une stratégie au cours de leurs conférences annuelle (41ème à Eppan Juin 2010, 42ème à Zell am See Juillet 2011, 43ème à Bad Ragaz Juillet 2012). A la XIème Conférence Alpine (Brdo, Mars 2011) un groupe d’étude [Les trois objectifs d’une stratégie macro-régionale pour les Alpes, qui ont été acceptés à Bad Ragaz et dans laquelle on attend des efforts coopératifs qu’ils apportent des solutions plus efficaces qu’au niveau national, sont les suivants :

- Promotion de l’innovation et compétitivité dans cette zone prospère

- Une stratégie commune concernant l’eau, l’énergie, l’agriculture, la foresterie, l’environnement et le climat

- Le développement de solutions en respect avec l’augmentation du trafic tran-alpin et l’accessibilité des régions montagneuses inaccessibles.

Il a été dit en conclusion que la stratégie macro-régional pour les Alpes devrait fournir un cadre « qui permette la collaboration de tous les niveaux essentiels du gouvernement et de l’administration » [Une telle gouvernance multi-niveaux est en développement dans le processus actuel : comme les Alpes et les terres alentours sont une part de l’Europe relativement prospère, il n’est pas surprenant que, dans la situation de crise européenne actuelle, les leaders régionaux aient mis un point d’honneur à protéger les exploits de ces régions et qu’ils aient inclus ces questionnements comme un objectif majeur dans le papier de Bad Ragaz. D’un autre côté CIPRA et la conférence Alpine font part de leurs inquiétudes à savoir que les exploits relevés dans les Convention Alpine ne devraient pas être étendus et que la Commission Européenne essaie de gérer l’ingérable. Tous les acteurs sont concernés par la manière dont la monnaie sera distribuée pour 2014-2020.

Pour illustrer ce processus, trois voix se sont élevées :

Luciano Caveri, ancient president de la Vallée d’Aoste : « La macro-région Alpine est une étape au-delà de la convention Alpine et des fonds UE : les régions peuvent défendre leur point de vue » [Un article de presse de CIPRA : « La conversion de la Convention Alpine en une région Alpine étendue, la macro-région Alpine, doit maintenant être renforcées. Les valeurs acquises aux moyens de ce traité international unique doivent être appliqué comme un standard minimum à la protection et au développement durable d’une région Alpine étdendue. …Une nouvelle solidarité doit être trouvée entre les acteurs de l’Arc des Alpes et les zones métropolitaines dans les régions alentours des Alpes » [Johannes Hahn, EU commissioner for Regional Policy : « Les régions Alpines ont une longue expérience d’un travail collaboratif et elles possèdent quelques-unes des mieux établies et des plus matures administrations en Europe. Ce sont les mieux placées pour diriger n’importe quelle nouvelle forme d’auto coopération. Il n’y a pas de raisons qui justifierait d’attribuer un rôle formel à la commission européenne » [Les tendances qui façonnent le processus Macro-régional

La nécessité de conserver un équilibre écologique dans une période de turbulences :

Le besoin constant de conserver l’équilibre d’un écosystème fragile dans les Alpes est et a été l’un des motifs prédominants pour une coopération et intégration régionale. La crise systémique globale actuelle est en effet une période de fortes turbulences (instabilité politique, insécurité économique, turbulences climatiques) qui intensifient donc le besoin d’équilibre. Dans ce monde qui émerge de la crise, il n’est pas suffisant de compter sur les processus actuels, mais nous observons la nécessité de développer de nouvelles méthodes et solutions provenant d’une prise de conscience intensifiée.

L’arc alpin est formé par son histoire :

1919 marqua l’effondrement de l’empire de Habsbourg [Parce que l’Autriche était dans une position de faiblesse par rapport à l’Italie après la Seconde Guerre Mondiale, le Tyrol du Sud a été gardé par cette dernière qui bloqua le processus d’entente contractuel pour son autonomie. Le litige a donné lieu à des actes terroristes (avec la participation probable de Gladio) avant d’être résolu en 1972 grâce à des négociations permanentes et une forte pression internationale pesant sur le gouvernement italien. Les leaders régionaux, abandonnant leurs espoirs de voir un jour l’Autriche réunifiée, ont fait de Tyrol une Europarégion. Les dynamiques de résolution pacifique du conflit ont fait de cette région un moteur de l’intégration alpine.

L’UE est plus que l’UE :

Malgré que l’UE, en tant qu’entité politique, aie des frontières bien définies, ce n’est ni le cas de sa politique de cohésion, ni de ses stratégies macro-régionales ; elles intègrent en effet plusieurs régions qui ne font pas politiquement partie de l’UE. C’est le cas des stratégies macro-régionales européennes de la Mer Baltique et de la Région du Danube. Et les Alpes ont le Suisse (et le Liechtenstein) comme partie intégrale et proactive du réseau alpin, ce qui lui donne une nouvelle force et une certaine dynamique.

Pression pour des structures plus fédérales et décentralisées

Le grand nombre de frontières, les petites tailles de l’Autriche et de la Suisse ainsi que les questions spécifiques qui doivent être résolues, font que les leaders régionaux agissent parfois comme des « chefs d’Etat » dans un réseau de « relations internationales » [La Prospérité des Régions Alpines :

Les Alpes est un groupe de régions européennes ayant une structure économique relativement homogène, émanant d’un environnement naturel lui aussi assez homogène. Ce qui caractérise cet espace, ce n’est pas la production de masse ou à grande échelle, mais l’innovation technologique grâce à des réseaux industriels et universitaires de taille moyenne, mais développés. Beaucoup de facteurs ont contribué à cette prospérité : la stabilité politique et les apports de capitaux qui en résultent, la force tirée du dépassement des défis naturels, la situation géographique – au centre de l’Europe, et les conditions politiques et historiques spécifiques. En Italie comme en Allemagne, ces facteurs ont mené à une situation où les leaders des régions italiennes et de l’Allemagne du sud ont eu tendance à entrer en opposition avec leur gouvernement national. La Ligue du Nord et le CSU Bavarois ont beau avoir des programmes politiques très différents, ils ont ce trait commun de donner constamment du fil à retordre à leur gouvernement national.

Anticipation du Développement futur du Processus

L’émergence d’une stratégie macro-régionale pour les Alpes entre clairement en écho avec la transition décrite par Franck Biancheri dans son livre « Crise Mondiale : En route pour le monde d’après » [La structure et la taille :

Selon le communiqué de presse du CIPRA datant d’aout 2012 : « Le train pour la macro-région Alpine a désormais quitté le quai de la gare ; aucun de ses principaux participants ne veut le rater« . Certains se montrent plus sceptiques et considèrent qu’on ne peut encore prévoir ce qui va être décidé à Bruxelles. D’autres encore estiment (et c’est ce que nous devrions faire aussi) que nous ne devrions pas nous focaliser sur cette décision de Bruxelles, mais plutôt nous concentrer sur le réseau déjà existant. Ce réseau existe en effet, et il fonctionne. Il s’est renforcé à travers les étapes du processus commun et semble aujourd’hui assez solide. Cela montre que l’Euroland (un terme utilisé ici pour faire référence à une UE transformée par la crise mondiale) ne fonctionne pas de manière centralisée (top-down) mais en réseaux, qui relèvent en fait d’organisations autonomes [Ce qu’on se demande, c’est si les espaces métropolitains devraient faire partie de la macro-région Alpine. Ils n’appartiennent pas proprement dit aux montagnes, mais ils appartiennent à la région avec qui ils partagent un passé commun, et ils veulent y participer. Ils en feraient donc partie, mais les frontières de la macro-région Alpine étant flexibles, elles pourraient se voir redessinées en cas de changement de la situation politique des régions participantes [On doit noter que le réseau alpin est essentielement un réseau de politiciens et d’ONG régionaux, et qu’lle appartient donc au « vieux monde ». Chez les citoyens, on contaste une méfiance croissante pour tous les « officiels » et, à l’inverse, une forte identification régionale [Promotion de l’innovation et compétitivité dans cet espace prospère

L’inclusion de cet objectif n’a rien de nouveau dans une UE régulée par les principes libéraux de la loi du marché, mais il montre que les objectifs de la politique régionale européenne ont besoin d’être réajustés. Nous passons actuellement d’un monde, où on faisait en sorte que tout le monde soit égal en jetant l’argent par les fenêtres, à un monde qui reconnait le caractère unique de chacun et se constitue de communautés auto-suffisantes. Dans ce monde, on n’essaiera pas de faire régner l’égalité (comme Procuste, qui coupe les jambes de ceux qui sont trop grands pour rentrer dans son lit), mais on s’assurera que chacun a des chances égales et la possibilité de développer son propre talent. De plus, les parlements (qui sont l’expression de cette idée que tout le monde est égal) verront leur importance baisser, contrairement aux réseaux d’experts qui gagneront en légitimité.

Pour les régions prospères, cela ne veut pas dire qu’elles devraient recevoir l’argent destiné aux régions plus pauvres, mais qu’elles auront la place de se développer selon leurs capacités. Et cela ne sera rendu possible que par un changement dans le système monétaire, qui garantirait que les flux de capitaux soient déterminés par les besoins des communautés et des régions, et non pas par le marché [Des stratégies communes concernant l’eau, l’énergie, l’agriculture, les forêts, l’environnement, le climat…

Encore une fois, nous pouvons voir que nous sommes en train de passer d’un monde redistributif, à un monde dans lequel l’environnement n’est pas perçu comme un problème à résoudre, mais comme un écosystème auquel nous appartenons et dont nous devons préserver l’équilibre. En outre, d’un monde de systèmes et de structures [De plus, dans un monde de demain où grandira l’interdépendance, certaines questions, vaguement abordées par le passé, doivent aujourd’hui trouver des réponses. Ces questions, sur lesquelles les politiques ne s’épanchent pas vraiment, sont de plus en plus fréquemment soulevées par les mouvements citoyens. Une de ces questions concerne un projet suisse : la construction d’un site de décharge permanent pour les déchets nucléaires, dans les plaines du nord des Alpes, région par ailleurs géographiquement instable. Quand bien même la Suisse soit responsable de ses centrales nucléaires, la question doit aujourd’hui être discutée par la communauté entière.

Développement de solutions concernant l’augmentation du trafic transalpine et l’accès aux régions montagneuses peu accessibles

Encore une fois, nous assistons à la transition d’un monde de systèmes et de structures à un monde dans lequel les besoins du citoyen sont pris en compte. Ici, la Suisse et sa démocratie directe est un bon exemple. La Suisse a voté contre les trains à grande vitesse (car ils n’ont aucun sens dans les petites régions montagneuses) et à la place, un réseau ferroviaire exemplaire a été mis en place [Christel Hahn

[1] Source : PressEurop, 03/07/2012

[2] Sources : Arg Alp, 29/07/2012 ; Arg Alp, 29/07/2012

[3] Ce sont les appellations anglaises pour les Etats, et les noms originaux pour les régions.

[4] Bernard Soulage, Vice-president of Rhône-Alpes and member of the European Committee of the Regions

[5] Martin Freksa : Genesis Europas, Berlin 2011

[6] Geschichte der österreichischen Bundesländer seit 1945, Liebe auf den zweiten Blick von Herbert Dachs, Ernst Hanisch und Robert Kriechbaumer von Böhlau, Wien 1998

[7] 40ème anniversaire de Arge Alp, voir la video

[8] Voir video

[9] Source : Europa.eu

[10] Source : Nordregio

[11] Source : Alpine-Space.eu=62&cHash=d836976a9a]

[12] Source : Convention Alpine

[13] Source : Alpine-Space.eu

[14] Source : Bayerisches Staatsministerium für Umwelt und Gesundheit

[15] Source : Alpine-Space.eu

[16] Source : Arge Alp

[17] Source : Twitter

[18] Source : CIPRA

[19] Suorce : Alpine-Space.eu

[20] Un empire sur lequel “le soleil ne se couchait jamais” et qui s’est étendu grâce aux mariages “Alii bella gerunt, tu felix Austria nube !”

[21] Source : Wikipedia

[22] Un exemple intéressant de cette tendance : Lothar Späth, ancient Ministre Président du Bade-Wurtemberg, a lancé les “4 moteurs de l’Europe”, une collaboration entre le Bade-Wurtemberg, la Catalogne, la Lombardie et le Rhônes-Alpes. Sources : Der Spiegel ; 4-Motors

[23] Editions Anticipolis, Nice 2010

[24] Cela montre aussi qu’une constitution de l’Euroland devrait être en tout point différente de la constitution de l’UE. Un texte court, qui n’essaie pas de tout formaliser.

[25] Le Conseil de Lombarde de Roberto Formigioni a été ébranlé d’un scandale de corruption. Source : Financial Times, 14/10/2012

[26] En 2010, plusieurs membres du SVP Suisse avaient lancé une initiative pour changer la constitution Suisse afin que des régions adjacentes soient en mesure de rejoindre la Suisse. Cette initiative n’a eu aucune conséquence, mais un journal local cite plusieurs sondages dans les régions adjacentes, où une majorité voudrait en fait rejoindre la Suisse. Source : Tagesanzeiger, 23/06/2010

[27] La Suisse est le premier pays où un referendum populaire concernant la réforme du système monétaire est en preparation, voir Vollgeld.ch

[28] Un processus très développé est par exemple EMAS (European Eco-Management and Audit Scheme). Il s’agit d’un cycle d’auto-développement, où une organisation définit des objectifs qui seront améliorés en permanence.

[29] Les protestataires à Stuttgart voudraient en effet remplacer le Deutsche Bahn par le SBB

À propos Marie Hélène

LEAP, Membre de la WFSF

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